VIRY Bernard



Né le 17 aout 1941 à “Saint Laurent“ Epinal dans les Vosges
À quatorze ans, à l’issue de l’école primaire il obtient le certificat d’études, désirant apprendre un métier, ses parents l’inscrivent au centre d’apprentissage de Saint-Dié des Vosges ou il obtiendra en 1969 son CAP de chaudronnier.
En 1959 il entre dans la vie active et travaille successivement, en tant qu’ouvrier chaudronnier, dans trois entreprises dont l’une en région Parisienne.
Au cours de cette période en entreprises, essayant sans cesse d’améliorer un, petit peu la fabrication qui lui était confiée il a toujours été considéré comme bon ouvrier mais toujours un peu “encombrant“ par ses collègues et ses employeurs.
En 1965 confronté à un dilemme familial il décide se “mettre à son compte“ afin d’accompagner son père dans la création de l’entreprise artisanale “VIRY & FILS “
Se trouvant dans une situation nouvelle dans laquelle il découvrait la possibilité de s’exprimer professionnellement comme il l’entendait il donna libre cours à ses inspirations.
C’est ainsi qu’après avoir fabriqué des citernes à fuel pendant quelques temps , « obligation alimentaire » il s’orientera progressivement vers les industries « de moins en moins locales » pour lesquelles il proposera régulièrement des solutions plus adaptées à leur utilisation, améliorant les conditions sanitaires de stockage pour les produits alimentaires intégrant même une considération architecturale lorsqu’il s’est agi de grands silos de céréales ou pulvérulents comprenant des bâtiments de process ou autres constructions déterminants l’aspect général de l’usine, le conduisant dans certains cas à déposer des brevets spécifiques.
En 1984 fort de sa réputation reconnue pour sa créativité technique et esthétique, son entreprise VIRY SA, est appelée par la cité des sciences et de l’industrie, l’engageant à participer à l’appel d’offre concernant la construction des deux coupoles couvrant hall d’accueil de la cité. Ces coupoles conçues par l’architecte Adrien Fainsilbert et l’ingénieur Peter Rice expriment une architecture particulièrement audacieuse tant sur le plan architectural que technique. Pour VIRY SA la réussite est totale, la difficulté de fabrication et d’assemblage sur site lui vaudra une “consécration“ lui donnant l’accès à l’architecture Higt Tech naissante.

Par la suite au fil des années elle participera à la construction de nombreux projets qui sont devenus sa spécialité.

Dont par exemple :

Les “nuages“ de la Grande Arche.
Les verrières de l’aile Richelieu du Louvre.
La tribune Présidentielle du quatorze juillets à la Concorde.
Le Palais des droits de l’homme à Strasbourg.
Le “Japan Bridge“ à la défense.
La Grande Bibliothèque.
Le centre Jean Marie Tjibaou en Nouvelle Calédonie.
Le terminal 2F à Roissy CDG.
Le Forum Grimaldi à Monaco.
Le musée d’art moderne à Luxembourg.
L’Opéra de Pékin.
L’oriental Art Center à Shangai.
La gare Saint Charles à Marseille.
Sept immeubles de bureaux de grand standing à Shangai.

Ayant vendu son entreprise au groupe Fayat en 2007, il créé une nouvelle entité – ARCHISTEEL – au nom de laquelle il deviendra créateur lui-même, étant associé avec Nicolas Godelet architecte Belge installé à Pékin.
Ils seront auteurs nombreux ouvrages importants en Chine dont :
Un pont routier haubané à Taigu de 130 mètres de portée.
Le tremplin de saut à skis pour les prochains jeux Olympiques d’hiver à Pékin.
La participation à la conception aux structures du grand stade de Pékin « nid d’oiseau »
Le « Chang’An Bridge – Pont haubané de 1300 mètres mettant en œuvre 45000 Tonnes d’acier (ce pont constitue la continuité ouest de Chang’An avenue qui traverse la ville d’Est en Ouest en passant entre Tian’anmen et la cité Interdite.
Et de nombreux ouvrages de moindre importance en Chine.

Distinctions

Entre 1980 et 2000 VIRY SA a été à dix reprises, lauréate du concours des constructions métalliques organisé par le syndicat de la construction métallique.

En 1988 il a reçu la médaille d’argent de l’Académie d’Architecture.

En 2004 en Chine à l’occasion de l’inauguration de l’Opéra de Pékin il est félicité par un délégué ministériel et « symboliquement » il est engagé comme représentant de la république populaire de Chine pour ses projets en Europe.

En 2021 il intègre l’Académie d’Architecture en tant que membre associé.
Cette intronisation, considérant ses conditions d’entrée dans la vie professionnelle, représente pour lui le couronnement d’une vie d’entrepreneur entièrement consacrée à l’esthétisme et à l’architecture.