La contribution des architectes au Grand débat national à l’initiative de l’Académie d’Architecture regroupe  la participation de représentants et de membres des principales organisations syndicales et professionnelles du monde de l’architecture en France.

La contribution commune des architectes rassemble 73 propositions et un constat analytique et critique, regroupées en cinq thèmes,dont quatre en résonance avec les thèmes du grand débat national :.

-L’aménagement du territoire, une priorité nationale : la question du péri-urbain et du contraste entre métropoles et bourgs et campagnes. Quelle organisation des territoires et des services publics?

-La refondation d’une politique publique de l’habitat : la question de l’habitat et l’efficacité de la dépense publique.

– La transition énergétique et écologique : ce que l’architecture et les architectes peuvent proposer.

– La question de la ville et de la civilisation européenne : démocratie et citoyenneté.

et, un cinquième :

– Recourir au savoir-faire des professionnels.

Les architectes par leur métier, leur savoir-faire et leur savoir-être, sont les mieux à même de porter cette réflexion urbaine et mettre en œuvre son opérationnalité.

Sept propositions sont particulièrement mises en avant :

– Rechercher systématiquement la solidarité entre territoires, entre métropoles et villes moyennes/villages voisins

– Construire et reconstruire la ville ouvertement avec les habitants

– Exiger de l’État, des collectivités et des entreprises publiques de conserver leur patrimoine foncier

– Refonder une politique de l’habitat qui permette de réduire le coût des logements et de les rendre réellement accessibles au plus grand nombre

– Réécrire le Code de la Construction et de l’habitation et les normes de la construction en 60 pages maximum

– Privilégier la réhabilitation de l’existant

– Créer un grand ministère de l’architecture, de l’habitat, du cadre de vie et de la transition écologique, ayant une responsabilité interministérielle étendue

Un diagnostic partagé au-delà des clivages politiques et syndicaux

Les architectes ont été les premiers à alerter les pouvoirs publics sur les problématiques liées à l’habitat et sur les dangers écologiques et sociétaux d’un modèle fondé sur le zoning, la dispersion urbaine,les lotissements, les ensembles déconnectés de la ville, qui a contribué aux crise surbaines successives vécues depuis les années 1980.

Ils sont donc les mieux à même de contribuer aux solution à apporter à la crise du logement et du pouvoir d’achat, et à participer à la réduction de la  , en produisant du bien commun et du support de lien social, celui généré par le plaisir de vivre dans sa ville, son quartier, son faubourg, sa cité, son village, son lotissement.

C’est pourquoi, conscients de l’urgence politique, ils participent au Grand Débat National initié par l’État. Car les architectes, qui travaillent au quotidien au cadre de vie de tous, considèrent de leur responsabilité de contribuer à cette initiative unique et inédite pour répondre à la demande sociale des femmes et des hommes qui s’élèvent contre la régression de leur pouvoir d’achat et la dégradation de leurs conditions de vie.

Les architectes ont donc imaginé des propositions pour y répondre concernant :

– le logement, pour le rendre accessible à tous, en location comme en accession ; et le construire mieux pour asseoir sa pérennité ;

– l’aménagement des territoires, qui conditionne le quotidien de chacun, pour que tous, quel que soit leur lieu de vie, retrouvent leur qualité de vie et urbaine ;

–  l’accompagnement de la transition écologique ;

– l’imagination de démarches associant les citoyens en amont des projets d’aménagement.

Pour ce faire, les architectes proposent des innovations organisationnelles, des modifications juridiques, des améliorations de leur enseignement et de leur profession qui est, par la Loi de 1977,d’intérêt général.

Toutes leurs propositions sont dédiées au bénéfice des citoyens qui chaque jour vivent l’architecture dans leur logement, leur bureau, leur école, leur lycée, leur gymnase, leur théâtre, leur gare, leurs commerces…

A propos de l’Académie d’architecture

Héritière de l’Académie royale d’architecture française créée le 30 décembre 1671 par Louis XIV, inspirée par Jean-Baptiste Colbert, la Société centrale des architectes français, fondée en 1840, est à l’origine de la rédaction d’un code des devoirs professionnels. En 1953, elle devient Académie d’architecture. Son statut juridique est celui d’une association reconnue d’utilité publique selon les termes de la loi de 1901.

Aujourd’hui, forte de son histoire riche de ses siècles d’existence et forte de son inscription dans le 21ème siècle, l’Académie d’Architecture a pris l’initiative d’inviter les principales organisations et associations professionnelles à contribuer au Grand Débat National.

Outre l’Académie d’architecture, ont activement contribué à l’élaboration de ces 73 propositions

– l’Union nationale des syndicats français d’architectes (UNSFA) ;

– le Syndicat de l’Architecture ;

– la Société Française des Architectes (SFA) ;

– la Mutuelle des Architectes Français (MAF) ;

– la Maison de l’Architecture d’Ile-de-France;

– l’association Architecture et Maîtres d’ouvrage (AMO) ;

– l’association Architectes Français à l’Export (AFEX) ;

– le Pôle de formation Environnement, Ville & Architecture d’Ile-de-France (Pôle EVA).

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